Expertise et citoyenneté : les grecs anciens et nous
RéSUMéDans nos sociétés, l’expertise sociotechnique a longtemps ancré sa légitimité dans le seul registre « savant » (selon la forme de communication verticale et unilatérale initiée par le modèle « standard »), avant de se déployer dans un registre où dialoguent à égalité « savants » et « profanes...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2010
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | RéSUMéDans nos sociétés, l’expertise sociotechnique a longtemps ancré sa légitimité dans le seul registre « savant » (selon la forme de communication verticale et unilatérale initiée par le modèle « standard »), avant de se déployer dans un registre où dialoguent à égalité « savants » et « profanes » (selon la forme de communication horizontale et réciproque propre au modèle de la « co-construction »). Cet article veut dégager les conditions d’un fonctionnement satisfaisant du modèle de la co-construction de l’expertise sociotechnique dans nos sociétés actuelles. Nous essaierons d’abord de mettre en évidence le parallélisme entre la succession de modalités de construction de la parole légitime en matière sociotechnique dans nos sociétés et l’évolution du type de parole considérée comme légitime en matière politique en Grèce ancienne. Puis, nous analyserons les conditions de la réalisation de la parrêsia et de la co-construction de l’expertise sociotechnique dans le cadre de « forums hybrides » organisés dans l’espace universitaire. À rebours du système pseudomodulaire que constitue aujourd’hui l’expertise universitaire, nous préconisons un découpage en modules dont la redondance serait celle des postures épistémologiques affichées par les acteurs, académiques et non académiques, plutôt qu’un découpage en modules disciplinaires composés des seuls acteurs académiques, dont les postures épistémologiques sont par ailleurs souvent différentes. Ce découpage présenterait l’avantage de permettre tout à la fois des innovations modulaires, et des innovations architecturales. Un processus d’apprentissage résulterait d’interactions entre de tels modules, sous la forme de traductions réciproques dont seraient issues de multiples fertilisations croisées. Il est possible que ce processus d’apprentissage débouche sur une sorte de grammaire cognitive commune à l’ensemble des acteurs, fondement d’une prise de décision robuste car collectivement négociée. |
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