Noblesse et servitude du calcul astronomique
RéSUMéL’article s’intéresse aux pratiques mathématiques telles qu’elles se manifestent dans l’activité des astronomes toulousains aux 18e et 19e siècles. Les travaux de calculs font l’objet d’une distribution sociale et cognitive très précise et relativement constante sur près de deux siècles. Les...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2009
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RéSUMéL’article s’intéresse aux pratiques mathématiques telles qu’elles se manifestent dans l’activité des astronomes toulousains aux 18e et 19e siècles. Les travaux de calculs font l’objet d’une distribution sociale et cognitive très précise et relativement constante sur près de deux siècles. Les astronomes emploient des subordonnées pour mener les calculs les plus ingrats et les moins visibles. Au 18e siècle, cette division du travail est inscrite dans un rapport social qui met aux prises un astronome aristocrate fortuné de Toulouse et de jeunes savants sans ressources financières.Au 19e siècle, les astronomes de l’observatoire emploient des femmes issues d’une petite bourgeoisie socialement déclassée. Toutefois, si les astronomes toulousains privilégient, au 18e comme au 19e siècle, les travaux « purs » de mathématiques ( i.e. mettant en évidence des opérations complexes), ils ne délaissent pas, pour autant, les activités calculatoires plus communes. Responsables de l’ensemble des cycles de calculs ( i.e. préparation des observations, réductions), ils s’astreignent à relire ou à refaire les opérations mathématiques ingrates et peu visibles. La division sociale du travail mathématique persiste au sein de l’observatoire toulousain, mais elle est travaillée par le retour que les astronomes opèrent sur les calculs délégués qu’ils contrôlent et dont ils sont responsables. |
|---|