Le bureau des longitudes
RéSUMé L’objectif de cet article est de saisir les liens entre politique technique et production de connaissances. L’étude se fonde sur les évolutions du Bureau des Longitudes. Elle mobilise le concept de régimes de savoirs développé par Dominique Pestre. Trois phases peuvent être disting...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2007
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RéSUMé
L’objectif de cet article est de saisir les liens entre politique technique et production de connaissances. L’étude se fonde sur les évolutions du Bureau des Longitudes. Elle mobilise le concept de régimes de savoirs développé par Dominique Pestre. Trois phases peuvent être distinguées. La première, de 1795 à 1854, correspond à un régime de savoirs hérités de la Révolution.
Bureaucratisation et centralisation des instruments correspondent, pour la production des savoirs, à une hégémonie de Paris. La deuxième phase, de 1854 à 1878, est marquée par la fin des prérogatives instrumentales du Bureau des Longitudes, sous l’effet des décentralisations de la IIIe République. Après 1878, le Bureau des Longitudes est mobilisé pour les expertises et son autorité est essentiellement morale. Politique technique et production de connaissances se conjuguent pour assurer le rayonnement du régime républicain. L’article met en évidence des relations complexes entre politique technique et production de savoirs. Leurs articulations sont constamment actualisées par leurs modifications réciproques.
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