Change Ops durable : une théorie sociotechnique de l’orchestration gouvernée de l’IA agentique dans la conduite du changement
Les organisations contemporaines ne conduisent plus des transformations isolées, mais des portefeuilles de changements continus, interdépendants et fréquemment révisés. Cette intensification transforme la conduite du changement en une activité permanente de production, de maintenance et de coordi...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2026
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Les organisations contemporaines ne conduisent plus des transformations isolées, mais des portefeuilles de changements continus, interdépendants et fréquemment révisés. Cette intensification transforme la conduite du changement en une activité permanente de production, de maintenance et de coordination d’artefacts : communications internes, kits managers, FAQ, supports de formation, tableaux de bord ou scripts d’animation. Or, la réussite durable des transformations ne dépend pas seulement de la qualité de ces artefacts. Elle repose sur la capacité des acteurs à construire localement du sens, à maintenir un sentiment de contrôle et à inscrire le changement dans leur expérience concrète du travail. Les travaux sur la readiness for change, le sensemaking des managers intermédiaires et la fatigue du changement montrent que l’appropriation relève de processus relationnels, interprétatifs et politiques difficilement automatisables (Armenakis & Harris, 2002 ; Weiner, 2009 ; Balogun & Johnson, 2004 ; Huy, 2002 ; Oreg et al., 2011 ; Bernerth et al., 2011).
Cet article propose le concept de Change Ops durable, défini comme un modèle sociotechnique d’orchestration gouvernée de l’IA agentique appliquée à la conduite du changement. Le modèle repose sur trois couches interdépendantes : production automatisée des artefacts, orchestration gouvernée et capital relationnel libéré. Il est structuré par trois principes : subsidiarité agentique, sobriété computationnelle et contrôlabilité humaine. Sa contribution principale est de prolonger la Change Tech vers une théorie sociotechnique du Change Ops durable, articulant deux dimensions rarement pensées ensemble : la durabilité sociale des transformations et la durabilité numérique des systèmes d’IA.
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