De l’amnésie corporate à la mémoire augmentée : repenser la mémoire organisationnelle à l’ère de l’intelligence artificielle
Les organisations contemporaines vivent un paradoxe : alors qu’elles déploient massivement des outils d’intelligence artificielle censés démultiplier leurs capacités mémorielles, elles cultivent simultanément une véritable amnésie corporate, fondée sur la conviction que le futur ne peut s’envisag...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awduron: | , |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2026
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Les organisations contemporaines vivent un paradoxe : alors qu’elles déploient massivement des outils d’intelligence artificielle censés démultiplier leurs capacités mémorielles, elles cultivent simultanément une véritable amnésie corporate, fondée sur la conviction que le futur ne peut s’envisager qu’en faisant table rase du passé. Cet article articule deux niveaux d’analyse longtemps tenus séparés : d’une part la dimension identitaire et narrative de la mémoire organisationnelle, comprise comme boussole de la transformation ; d’autre part la dimension technologique, marquée par l’irruption des LLM et des architectures RAG. Mobilisant les théories classiques (Walsh et Ungson, Cohen et Bacdayan, Nonaka et Takeuchi, Wegner, Argyris et Schön, Nelson et Winter, Ermine, Grundstein) et les contributions récentes sur l’IA générative en gestion des connaissances, l’article identifie trois lignes de tension : impasse mémorielle versus capitalisation augmentée, délégation algorithmique versus transmission incarnée, automatisation versus souveraineté cognitive. Il en déduit des évolutions managériales : nouvelles fonctions (Chief Memory Officer, knowledge engineer), dispositifs hybrides de transmission, gouvernance des données, et formalisation narrative de l’identité organisationnelle.
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