La « fragilité » en entreprise : repenser les relations de travail avec l’École de Palo Alto

La performance économique est associée à la puissance et à la force, ce qui conduit la plupart des acteurs économiques et en particulier les collaborateurs à chercher à masquer leurs faiblesses ou leurs fragilités. À l’encontre de cette croyance communément acceptée, notre contribution montre que l’...

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Dades bibliogràfiques
Autors principals: Chabanet, Didier, Bichon, Simon, Richard, Damien
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2023
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:La performance économique est associée à la puissance et à la force, ce qui conduit la plupart des acteurs économiques et en particulier les collaborateurs à chercher à masquer leurs faiblesses ou leurs fragilités. À l’encontre de cette croyance communément acceptée, notre contribution montre que l’acceptation de ses limites et de sa vulnérabilité est nécessaire et peut même être considérée comme une ressource puisqu’elle entraîne généralement un sentiment de bien-être au travail. L’École de Palo Alto constitue précisément une thérapie rapide et peu coûteuse qui permet à des patients éprouvant des difficultés relationnelles importantes au travail d’en identifier la cause, de mieux se connaître et surtout de trouver des réponses adaptées à leurs (in)capacités. À partir de l’analyse détaillée du parcours thérapeutique de trois personnes, nous soutenons que l’École de Palo Alto constitue une voie possible d’humanisation du travail qui considère les individus dans toutes leurs potentialités et leur complexité, c’est-à-dire aussi dans leurs affects, leurs doutes et leurs fragilités. Au vu de ces résultats, nous suggérons que l’École de Palo Alto puisse constituer un outil de GRH utile pour contribuer avec bienveillance et efficacité au management des hommes.