Question(s) de diversité et inclusion dans l’emploi : nouvelles perspectives. Éditorial
Foguain chawara qu’on peut traduire par palabre locale en langue Haoussa est une vieille institution dont les traits caractéristiques renvoient à la concertation, à la vie communautaire et aux anciens. Expression de la culture locale, il permet d’examiner et de résoudre les problèmes socio-producti...
Shranjeno v:
| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2022
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Foguain chawara qu’on peut traduire par palabre locale en langue Haoussa est une vieille institution dont les traits caractéristiques renvoient à la concertation, à la vie communautaire et aux anciens. Expression de la culture locale, il permet d’examiner et de résoudre les problèmes socio-productifs et économiques de la collectivité. Cependant, il est méconnu de manière assez surprenante par les chercheurs comme vecteur de transmission et d’acquisition des connaissances. Son rôle dans la conservation, la protection et l’utilisation des connaissances traditionnelles est négligé ou ignoré. Ce travail vise à combler quelque peu cette carence à travers une démarche qualitative dans une communauté agricole. Les résultats montrent que les membres de la communauté ont tendance à privilégier grâce au foguain chawara les séances publiques de concertation, les terrains d’expérimentation, les champs d’école et les journées des bilans saisonniers comme des moyens de transmission, d’acquisition et de diffusion des connaissances. Les résultats indiquent que le « bouche-à-oreille » retenu comme le seul outil de communication au sein de la communauté est perçu par les membres comme le moyen le mieux adapté pour la protection et la conservation des connaissances traditionnelles locales par méfiance d’une exploitation extérieure. En termes de contribution, l’étude permet aux dirigeants d’entreprise qui s’installent en Afrique d’intégrer l’influence des dimensions culturelles dans leurs activités de gestion. Elle permet également de valoriser le « principe de séniorité » pouvant favoriser le transfert intergénérationnel des connaissances et des compétences dans les entreprises locales. |
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