L’holacratie : une nouvelle gouvernance tournée vers la gestion des risques ?

L’holacratie propose une structure organisationnelle qui distribue le pouvoir à ceux qui font le travail dans une logique d’autogestion. A en croire ses partisans, ce mode de gouvernance représenterait une promesse d’agilité, d’innovation, voire de bonheur au travail. Il peut aussi être considéré co...

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Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: Richard, Damien, Benbrahim, Zouhair, Chabanet, Didier, Perea, Céline
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2020
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:L’holacratie propose une structure organisationnelle qui distribue le pouvoir à ceux qui font le travail dans une logique d’autogestion. A en croire ses partisans, ce mode de gouvernance représenterait une promesse d’agilité, d’innovation, voire de bonheur au travail. Il peut aussi être considéré comme une manière de gérer les risques auxquels les organisations et en particulier les entreprises sont de plus en plus souvent confrontées, en misant sur l’implication et la réflexion de tous. Cet article vise précisément à questionner les bénéfices revendiqués par l’organisation de type holacratique. Nous en posons d’abord les principes de base. Nous présentons ensuite les cadres théoriques sur lesquels nous nous appuyons – à partir des travaux de Mary Douglas consacrés à la construction sociale de l’acceptabilité du risque et de ceux d’Olfa Zaïbet Greselle sur l’intelligence collective – ainsi que les caractéristiques de notre protocole d’enquête, qui comprend notamment 15 entretiens compréhensifs effectués auprès de personnes travaillant pour sept entreprises holacratiques. Les résultats montrent qu’au sein de ces organisations, les difficultés et les tensions sont plus facilement surmontées, grâce à une implication collective qui permet de mieux gérer les risques encourus. La discussion qui s’en suit met en lumière les implications de l’holacratie sur les pratiques managériales tout en soulignant que ce mode de fonctionnement ne convient qu’aux entreprises dont les membres – qu’ils soient dirigeants ou salariés – acceptent un haut niveau de réflexivité, d’autonomie et de partage des fonctions.