Maux et mots du droit. Quel avenir pour la responsabilité sociétale face à la gouvernance de la firme ?
Alors que le risque est de plus en plus présent dans la littérature en matière de gouvernance d’entreprise, c’est sous un angle original que ce papier se propose de l’aborder : un angle juridique. L’objet de la présente étude se concentre sur le risque de sémantique attaché à la traduction par équiv...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2017
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Alors que le risque est de plus en plus présent dans la littérature en matière de gouvernance d’entreprise, c’est sous un angle original que ce papier se propose de l’aborder : un angle juridique. L’objet de la présente étude se concentre sur le risque de sémantique attaché à la traduction par équivalent du mot « corporate » de l’expression corporate governance. Contrairement à ce que pourrait laisser penser l’avènement du mot « entreprise » dans la littérature de gouvernance, les juristes ont traduit le mot « corporate » par « firm » dans les normes qu’ils ont consacrées. Or, cette traduction entraîne des conséquences juridiques importantes en raison du problème de valeur dont cette traduction est la source. Parmi ces conséquences, figure le fait que la responsabilité sociétale est privée d’un précieux allié pour donner corps à ses préconisations : l’entreprise en tant qu’institution. Le risque de cette traduction par équivalent entraîne un problème de valeur attachée au cadre de réflexion théorique de la gouvernance d’entreprise. L’assimilation de « corporate » en « firm » doit être remise en cause non seulement pour que la responsabilité sociétale ne soit pas un vœu pieux, mais encore parce qu’il existe des arguments solides sur le terrain juridique qui demeurent malheureusement trop en marge de la dogma dominante. |
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