Le chercheur et le discours de ses objets

Le chercheur en sciences humaines et sociales n’arrive jamais en terrain vierge. Ses objets (acteurs, institutions) se nomment, se qualifient, se pensent avant qu’il ne s’intéresse à eux. Que doit-il faire dès lors ? Considérer ces discours comme un obstacle épistémologique ? Cela supposerait de pos...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Feuerhahn, Wolf
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2020
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le chercheur en sciences humaines et sociales n’arrive jamais en terrain vierge. Ses objets (acteurs, institutions) se nomment, se qualifient, se pensent avant qu’il ne s’intéresse à eux. Que doit-il faire dès lors ? Considérer ces discours comme un obstacle épistémologique ? Cela supposerait de postuler que notre propre théorie de la connaissance scientifique échappe elle-même à l’histoire. Je souhaite au contraire les prendre au sérieux et émettre, sur la base de travaux antérieurs, trois suggestions : enquêter sur les noms donnés aux savoirs par les acteurs ; sur l’historiographie qu’ils produisent ; et, enfin, sur la pratique de l’historicisation elle-même. Ces propositions réflexives ne prétendent pas dégager un sol premier fondateur et anhistorique permettant d’asseoir les sciences humaines et sociales pour l’éternité, mais assumer leur historicité et à ce titre aussi celle de ces lignes.