Pascal Robert, La Bande dessinée, une intelligence subversiveVilleurbane, Presses de l’enssib, coll. Papiers, 2018, 311 pages
Le grand intérêt du livre, pionnier à bien des égards, de Richard Sennett, The Fall of the Public Man (1977), est de concevoir l’espace public comme le lieu de la régulation impersonnelle de la juste distance entre « étrangers » et d’anticiper les conséquences négatives de sa dérégulation, induite...
Na minha lista:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2020
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Le grand intérêt du livre, pionnier à bien des égards, de Richard Sennett, The Fall of the Public Man (1977), est de concevoir l’espace public comme le lieu de la régulation impersonnelle de la juste distance entre « étrangers » et d’anticiper les conséquences négatives de sa dérégulation, induite par les « tyrannies de l’intimité » et le rejet des médiations qui leur est corrélatif. L’article déploie les réflexions étonnamment contemporaines de R. Sennett sur la tension moderne entre les affects privés et les comportements publics ainsi que sur la « communauté incivile » et l’essor des « leaders charismatiques » que dessine la lecture du monde social en termes de personnalité individuelle et collective. Après un retour critique sur le statut pour le moins problématique que l’ouvrage accorde à l’expérience et au self, l’article esquissera quelques réflexions « sennettiennes » sur deux phénomènes contemporains, le « quantified self » et les théories du complot, afin d’en tester les apports et limites. |
|---|