La psychanalyse à l’épreuve de l’« indécent »
Dans sa définition du champ du « sexuel », Sigmund Freud tenait compte dans un même ensemble de l’opposition des sexes, de la jouissance sexuelle, de la fonction de la procréation et du « caractère indécent d’une série d’actes et d’objets qui doivent rester cachés ». Ce rapport à l’« indécent » s’...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2015
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Dans sa définition du champ du « sexuel », Sigmund Freud tenait compte dans un même ensemble de l’opposition des sexes, de la jouissance sexuelle, de la fonction de la procréation et du « caractère indécent d’une série d’actes et d’objets qui doivent rester cachés ». Ce rapport à l’« indécent » s’exprime dans le plaisir du voir et de l’être vu, mais aussi du dire et de l’être entendu, et participe du registre du sexuel infantile qui pourra trouver, à l’âge adulte, de multiples voies d’expression. Nous conviendrons que la psychanalyse « contemporaine » s’est peu intéressée à cet aspect de l’« indécent » : au champ du pornographique (étymologiquement des écritures prostitutionnelles) et moins encore au « porno », ces néo-espaces de l’expression pulsionnelle du voir et de l’entendre. Le discours psychanalytique soit a encouragé une approche péjorative et normative, soit s’est centré sur la question du lien addictif à la pornographie, donc à une certaine psychopathologie du regard. Nous montrons les prémisses d’une autre voie de recherche à partir de l’hypothèse selon laquelle le « porno », cet objet ordinaire de l’espace internet, participe du passage adolescent en lien avec l’irruption du « sexuel pubertaire ». Nous dirons que la sexualité qui s’invente et doit s’inventer chez le jeune adulte, et bien au-delà, doit prendre masque dans les sens qu’il convient de donner à ce mot : parure et parade, jeu du vrai et du faux... Ainsi est-ce sur la scène masquée, théâtralisé du « porno » que s’improvisent les mouvements de la sexualité qui, en quelque sorte, se socialisent.
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