Les cultural studies sont-elles des paradigmes ? Communauté paradigmatique et épistémologique avec la sociologie

Dans sa contribution, Éric Maigret (2013) soutient que les cultural studies forment des paradigmes qu’il oppose à ce qu’il nomme les disciplines (de sciences sociales). L’auteur définit ces paradigmes comme marxiste, foucaldien, féministe et postmoderne et par le lien qu’ils établissent entre cul...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Glevarec, Hervé
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2014
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Dans sa contribution, Éric Maigret (2013) soutient que les cultural studies forment des paradigmes qu’il oppose à ce qu’il nomme les disciplines (de sciences sociales). L’auteur définit ces paradigmes comme marxiste, foucaldien, féministe et postmoderne et par le lien qu’ils établissent entre culture et pouvoir sur le plan sociologique, d’une part, savoir et pouvoir sur le plan épistémique, d’autre part. La discussion que j’engage considère le cas de la sociologie et soutient que la différence entre les cultural studies et les disciplines semble moins une opposition paradigmatique (épistémologique) que théorique, donc du niveau de la règle d’interprétation qu’une théorie fournie. Cultural studies et sociologie partagent un même paradigme de la signification, y compris à propos des productions symboliques dans leur lien au pouvoir, et une même épistémologie de l’enquête (qui se doit d’être représentative et de tenir compte du point de vue du sujet). Leur différence théorique porte sur le modèle d’interprétation, externaliste et fondationnaliste dans le cas, majoritaire, de la sociologie, et internaliste et cohérentiste dans le cas des cultural studies. Du moins jusqu’à la rupture avec l’idée d’un réel déterminant et d’une recherche de la signification.