Les classements d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche : des miroirs déformants aux instruments de régulation

Depuis le tournant des années 70-80, les transformations de l’enseignement supérieur et de la recherche ont été portées non seulement par des réformes institutionnelles, des mutations organisationnelles et sociétales, des discours, des représentations et des idéologies, mais aussi par des instrument...

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Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Bouchard, Julie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2014
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Depuis le tournant des années 70-80, les transformations de l’enseignement supérieur et de la recherche ont été portées non seulement par des réformes institutionnelles, des mutations organisationnelles et sociétales, des discours, des représentations et des idéologies, mais aussi par des instruments. Dans une perspective constructiviste et avec, pour toile de fond, le texte d’Arnaud Mercier « Dérives des universités, périls des universitaires », ce texte traite l’un de ces instruments fondés sur la quantification et incarnant le virage managérial ou entrepreneurial des universités : le classement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche. En définissant le classement et ses propriétés, cet article assimile le classement à un instrument de régulation plutôt qu’à un miroir ou à un miroir déformant : le classement ne représente pas simplement la réalité sociale ; il produit la réalité sociale dont il fait partie et oriente la conduite des acteurs. En France, son émergence est resituée dans le temps long, à la fin des années 70, dans la presse grand public spécialisée en éducation, au croisement de l’idéologie du new public management et de normes de valeurs journalistiques. Aujourd’hui intégré à la communication institutionnelle d’universités qui met en veille la dimension politique de l’instrument au profit de sa dimension technique, le classement redéfinit en partie la mise en scène des établissements autour de motifs discursifs récurrents. Le texte aborde enfin la question des critiques méthodologiques des classements.