Entre patrimoine et mémoire collective, la tombe de Georges Brassens
En 1991, à Sète, la mise en place d’un espace muséographique entièrement dédié au chanteur Georges Brassens, n’a pas pour autant fait disparaître les pratiques commémoratives de ses amateurs qui continuent de se rendre sur sa tombe située à quelques mètres du musée. Mener une enquête ethnographique...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2012
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En 1991, à Sète, la mise en place d’un espace muséographique entièrement dédié au chanteur Georges Brassens, n’a pas pour autant fait disparaître les pratiques commémoratives de ses amateurs qui continuent de se rendre sur sa tombe située à quelques mètres du musée. Mener une enquête ethnographique a permis de rendre compte des formes d’attachement associées à cette tombe. Si la tombe de Georges Brassens se caractérise par sa grande économie de signes, elle semble pourtant jouer plusieurs rôles essentiels pour ses amateurs : leur permettre d’être proches du corps du chanteur et de lui témoigner ainsi leur attachement (comme ils auraient pu le faire en assistant à un concert de l’artiste) ; confirmer l’adéquation existant entre les valeurs du personnage et celles de l’homme ; actualiser, avec une forte charge émotionnelle, leurs souvenirs. Cette enquête fait apparaître que le lieu où est enterré Georges Brassens – parce qu’il est pris en charge par les collectivités territoriales au lieu d’être dénié – contribue, à sa manière, à la construction du processus mémoriel et patrimonial autour du chanteur. |
|---|