Du terrain neutralisé aux espaces négociés
Cet article interroge les phénomènes interactionnels et communicationnels qui émergent d’un « terrain » singulier : le milieu naturel de primates étudiés par les éthologues. Afin d’observer au plus près les animaux, les scientifiques doivent les habituer à leur présence. Si le processus d’habituatio...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2011
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Cet article interroge les phénomènes interactionnels et communicationnels qui émergent d’un « terrain » singulier : le milieu naturel de primates étudiés par les éthologues. Afin d’observer au plus près les animaux, les scientifiques doivent les habituer à leur présence. Si le processus d’habituation permet le rapprochement entre observateur et observés, il participe aussi de la définition d’un contexte d’observation scientifiquement acceptable. Il s’agit moins d’habituer des primates à la présence d’un observateur que de neutraliser cette dernière. D’une situation où chacun est supposé faire face à des objets (les éthologues mais aussi les primates), l’attention est portée sur la manière dont humains et simiens ajustent leurs comportements à partir de saillances physiques et comportementales. Le terrain en éthologie apparaît alors moins comme un contexte d’observation que de négociation de sens des objets pertinents pour chacun des acteurs impliqués. |
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