Dire la mort, écrire la vie
Cet article procède à une analyse de discours énonciative des nécrologies de la presse française contemporaine, afin de montrer sous quelles formes la mort y est représentée. Il s'agit en premier lieu de montrer comment la mort est dite dans les colonnes des nécrologies : le décès y est mis en...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2011
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article procède à une analyse de discours énonciative des nécrologies de la presse française contemporaine, afin de montrer sous quelles formes la mort y est représentée. Il s'agit en premier lieu de montrer comment la mort est dite dans les colonnes des nécrologies : le décès y est mis en scène comme une rupture entre les vivants et le défunt, ce lien coupé étant manifesté par divers indices concordants, qu'on étudiera de façon détaillée, notamment lexique de la perte, forme négative, temps du passé, aspect accompli. Mais tout en disant cette coupure irrémédiable entre celui qui est parti et ceux qui restent, la nécrologie vise aussi à re-présenter le mort, au sens littéral, à le rendre présent à nouveau par le biais du discours, au travers de divers phénomènes tels que l'attention portée à la postérité du défunt ou encore la mise en scène d'un dialogue avec le disparu, notamment grâce au dialogisme interlocutif et aux choix de mise en page. Ce faisant, la nécrologie fait partie des rituels du deuil moderne, visant à la fois à faire mémoire au disparu et à faire société pour les vivants. |
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