Pour une neutralité engagée
Dans un premier temps, je propose de distinguer différentes postures dans ce qu’on nomme l’« intellectuel » : celle du chercheur, qui comprend et explique le monde social grâce à des méthodes spécifiques ; celle de l’expert, qui utilise sa connaissance d’un domaine pour répondre à des demandes prati...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2002
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Dans un premier temps, je propose de distinguer différentes postures dans ce qu’on nomme l’« intellectuel » : celle du chercheur, qui comprend et explique le monde social grâce à des méthodes spécifiques ; celle de l’expert, qui utilise sa connaissance d’un domaine pour répondre à des demandes pratiques ; celle du penseur, qui tâche de justifier ou de critiquer une situation au nom de certaines valeurs. Ensuite, je distingue entre différents registres d’énonciation (les jugements de faits et les jugements de valeurs) ; entre les différents niveaux référentiels de l’énonciation, au niveau de l’expérience commune et au niveau épistémique ; enfin, entre les différents sens attribués à la notion de valeur.Ces distinctions permettent de mieux comprendre les résistances auxquelles la question de la neutralité du chercheur se heurte aujourd’hui, et les raisons de l’ambivalence propre à notre milieu face à la question de l’engagement. À travers une application concrète au cas de l’art contemporain, la neutralité du sociologue, loin d’être une fuite hors des préoccupations des acteurs, apparaît ainsi comme une façon d’entrer autrement dans la mêlée. |
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