L'occulte et le réel

[Extrait de l'article — Les articles sont publiés uniquement en français ; les traductions de l'extrait ont été réalisées par le collectif de la revue] « Freud, en 1925, écrit “Die Grenzen der Deutbarkeit ”, “Les limites de l’interprétabilité”, un des trois suppléments à l’ensemble de la...

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Autor principal: Bruno, Pierre
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2007
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:[Extrait de l'article — Les articles sont publiés uniquement en français ; les traductions de l'extrait ont été réalisées par le collectif de la revue] « Freud, en 1925, écrit “Die Grenzen der Deutbarkeit ”, “Les limites de l’interprétabilité”, un des trois suppléments à l’ensemble de la Traumdeutung. Ce supplément est suivi par “La charge de responsabilité morale à l’égard du contenu des rêves” et “La signification occulte des rêves”. Dans le premier supplément, il s’agit de savoir si “l’on peut donner de chaque produit de la vie de rêve une traduction complète et assurée dans le mode d’expression de la vie de veille [interprétation]”. En réalité, deux questions vont être traitées par Freud. La première concerne le fait de savoir si tout rêve a un sens. La seconde si, cette question ayant reçu une réponse positive, l’interprétation est “complète”. » « L’occulte et le réel » s’intéresse aux trois suppléments à la Traumdeutung, écrits par Freud à partir de 1925. Dans le troisième, « La signification occulte du rêve », chose étonnante, Freud mentionne sa croyance à l’existence de phénomènes télépathiques. Dans le séminaire  Les non-dupes errent, Lacan souligne que Freud, dans son déchiffrage du rêve, s’arrête à son sens sexuel et touche en cela à une limite de l’interprétation, puisque le sens sexuel ne permet pas d’accéder au sens du rapport sexuel. Pierre Bruno poursuit en définissant que l’occulte, c’est précisément le réel en tant qu’il n’est pas reconnu comme inaccessible au sens. Penser pouvoir résoudre la question de l’occulte par l’initiation, c’est le contraire de la psychanalyse, conclut Pierre Bruno, qui ouvre la perspective de la passe comme pouvant éviter à la psychanalyse, quand elle aborde le réel de la jouissance, de glisser vers l’initiation, sur une pente que Lacan lui-même a fermement récusée en 1974.