Lettre au colonel à qui personne n'écrit

[Extrait de l'article — Les articles sont publiés uniquement en français ; les traductions de l'extrait ont été réalisées par le collectif de la revue] « Bogota, le 5 novembre 1999 Cher colonel : M’adresser à vous est sûrement une audace de ma part. Je me suis arrogé ce droit parce que...

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Auteur principal: Figueroa Muñoz, Mario Bernardo
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2006
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:[Extrait de l'article — Les articles sont publiés uniquement en français ; les traductions de l'extrait ont été réalisées par le collectif de la revue] « Bogota, le 5 novembre 1999 Cher colonel : M’adresser à vous est sûrement une audace de ma part. Je me suis arrogé ce droit parce que j’ai fini par admettre, qu’au bout de ce temps long, si long que ce “... pas de lettre” est presque devenu votre nom. Mais, ne trouvant pas d’autre façon de donner libre cours aux inquiétudes qui m’envahissent au sujet des difficultés que traverse notre société colombienne et ma tentative de découvrir quelques lumières dans la littérature, dans les lettres colombiennes je me vois contraint de vous écrire cette lettre. Là, mon colonel, votre histoire occupe une place importante, étrange de surcroît, car la façon dont vous y avez pris place fut celle d’une absence... celle de l’écrit qui manque, qui n’arrive pas, celle de l’attente infinie qui empêcha, l’un de ces innombrables vendredis, l’arrivée dans votre village de la correspondance si désirée. »