Consommateurs continus et occasionnels
Résumé Parmi les facteurs qui tentent d’expliquer les différents compor~tements des consommateurs, une place importante devrait revenir aux attitudes à l’égard des médicaments psychotropes et de la dépendance. Notre travail décrit les attitudes de 372 consommateurs âgés de 49 à 64 ans et les...
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| Autors principals: | , , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2001
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Résumé
Parmi les facteurs qui tentent d’expliquer les différents
compor~tements des consommateurs, une place importante devrait revenir aux
attitudes à l’égard des médicaments psychotropes et de la dépendance. Notre
travail décrit les attitudes de 372 consommateurs âgés de 49 à 64 ans et les
analyse en fonction des caractéristiques sociodémographiques et des
trajectoires continue – si la consommation n’a pas été interrompue un seul mois
de 1994 à 1998 – ou occasionnelle. L’instrument envoyé en 1999 par la poste
présente 14 affirmations à apprécier selon 4 modalités allant de «tout à fait
d’accord» à «plutôt pas du tout d’accord». L’analyse des attitudes met à jour
deux idées maîtresses. La première évoque la soumis~sion des consommateurs aux
psychotropes associée au désir de mieux être. Ils perçoivent leur attachement à
ces médicaments, et s’associent à l’idée qu’on aimerait pouvoir s’en passer,
mais un sur deux ne le fait pas puisque sa consommation suit une trajectoire de
type continu. Il y a consensus sur l’aide à mieux vivre, mais aussi sur le
souhait de vivre sans cette aide. Ils ressentent la prise de psychotropes comme
la réponse à un besoin qu’ils n’associent pas systématiquement à la présence
d’une pathologie. L’incer~titude sur le statut du mal est soulevée. La seconde
replace le rôle du médecin: «on modifie les doses avec l’accord du médecin» et
celui du médicament dans une relation qui se veut être avant tout
thérapeutique. Certains pratiquent l’automédication et une gestion autonome de
leurs traitements. Le développement de l’automédication sous contrôle médical
et l’hypothèse d’un lien entre non-observance et confiance à l’égard du médecin
ne sont pas à négliger et devraient faire l’objet de recherches ultérieures. Il
y a d’abord et avant tout des consommateurs qui se distin~guent par leurs
attitudes de consommateurs continus ou occasionnels, et non selon leurs
caractéristiques sociodémographiques. Les consomma~teurs occasionnels ont
conscience des effets négatifs de ces médicaments, nient la dépendance ou
estiment que la maîtrise de leur consommation les protège de ce risque. Alors
que les consommateurs continus croient en l’efficacité médicale des
psychotropes tout en relativisant les impacts positifs qu’ils peuvent avoir sur
leur qualité de vie. Ils se sentent obligés de prendre ces médicaments, et
admettent que cette consommation entraîne une dépendance. |
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