L’épreuve du réel à la discrétion des images
Dans cet article, nous avons souhaité décrire le phénomène de création du réel au travers du processus d’affectation des images, dont la lisibilité s’avère infaillible dans la photographie. Il s’est agi au fond de restituer l’aventure humaine, qui requiert toute notre imagination à partir du moment...
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| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2017
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans cet article, nous avons souhaité décrire le phénomène de création du réel au travers du processus d’affectation des images, dont la lisibilité s’avère infaillible dans la photographie. Il s’est agi au fond de restituer l’aventure humaine, qui requiert toute notre imagination à partir du moment où l’autre nous est donné. Créer le réel exige de s’intéresser à ce qui se passe discrètement dans le visible et nous fait remonter silencieusement à la racine matérielle de l’identité et à notre besoin de se sentir réel. Voir, c’est ressentir et les yeux font bien partie du corps. Nous sommes poussés à observer la manière dont nous regardons les photographies, avec lesquelles nous communiquons directement sans le savoir. Devant les photographies, nous sommes voyants comme dans les rêves. Et simultanément, nous sommes éveillés. Nous pouvons donc continuer à regarder ce qui nous arrive et nous le représenter. La photographie permet de penser l’unité car nous poursuivons en réalité notre travail de création subjective du réel au travers de la projection sur une surface documentaire, dont les creux sont étonnement pleins quoiqu’il arrive. Il n’y a pas de fatalité en photographie, mais la possibilité d’interroger subtilement notre manière d’être au monde, d’insuffler un mouvement imaginaire et de se sentir réel. Véracité et réalisme se rejoignent. Plus nous regardons, plus il y a de détails. Et plus nous sommes poussés à faire cet effort d’imagination, qui soutient le miracle de l’existence. La photographie est une expérience projective et une image à la fois évidente et cachée. Nous y projetons silencieusement des mondes imaginaires qui sont nécessairement vrais car dès lors que nous les avons vus et reconnus, ils ne peuvent plus disparaître. À portée d’yeux dans la photographie, nous voyons, trouvons et créons significativement des mondes, dans lesquels nous sommes entièrement inclus. |
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