La territorialisation de l’action climatique

Certaines organisations clandestines ainsi que les medias occidentaux font très volontiers la promotion de la part prise par les femmes combattantes dans des guérillas comme celle du Partiya Karkerên Kurdistan (PKK). Au-delà des développements idéologiques de la théorie de la Femme libre, le statut...

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Detalhes bibliográficos
Principais autores: Mazeaud, Alice, Aulagnier, Alexis, Smith, Andy, Compagnon, Daniel
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2022
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Certaines organisations clandestines ainsi que les medias occidentaux font très volontiers la promotion de la part prise par les femmes combattantes dans des guérillas comme celle du Partiya Karkerên Kurdistan (PKK). Au-delà des développements idéologiques de la théorie de la Femme libre, le statut des femmes a fait l’objet d’une conquête féminine menée avec peine au sein du parti. Afin d’en apprécier les évolutions, nous nous sommes appuyées sur une enquête de sociologie qualitative menée auprès de 28 combattantes du PKK. Après un bref retour sur la phase de l’« armification » des femmes, nous mettons en évidence les formes de discrimination de genre persistantes au sein du parti depuis les années 1990 et soulignons le rôle de l’« armification » des femmes dans l’institution de soi comme sujet politique. Ces éléments nous conduisent à reconsidérer la thèse du féminisme martial, développée dans la littérature académique et pensée idéologiquement comme un « outil et une condition de l’émancipation des femmes », pour la nuancer à partir du regard que portent les femmes sur leur rapport à la violence politique.