Les pratiques répressives des LTTE : dispositifs spatialisés de purification de la nation tamoule
Dans le cadre de la guerre civile sri lankaise, qui a duré de 1983 à 2009, le mouvement armé séparatiste des Tigres de Libération de l’Eelam Tamoul (LTTE) a eu recours à des pratiques répressives systématisées à l’encontre des Tamouls considérés comme dissidents, au Sri Lanka comme en diaspora. Si l...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2020
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Dans le cadre de la guerre civile sri lankaise, qui a duré de 1983 à 2009, le mouvement armé séparatiste des Tigres de Libération de l’Eelam Tamoul (LTTE) a eu recours à des pratiques répressives systématisées à l’encontre des Tamouls considérés comme dissidents, au Sri Lanka comme en diaspora. Si le mouvement a établi des institutions de gouvernance reposant sur le droit et sur des procédures objectivées, la répression, étendue à une large catégorie d’individus, a quant à elle été mise en œuvre hors de tout cadre institutionnel. Elle s’est inscrite dans un modèle répressif reposant sur l’idée de purification de la communauté politique de ses éléments présentés comme des « ennemis intérieurs ». Les pratiques répressives employées dans ce cadre par les LTTE ont pris différentes formes selon les espaces dans lesquels elles se déployaient. Au Sri Lanka, les LTTE ont pu avoir recours à la violence physique ostentatoire, à l’étranger ils ont dû adapter leurs pratiques à la contrainte d’un ordre légal extérieur et ont déployé un répertoire répressif principalement fondé sur la menace et la stigmatisation. Le cas des LTTE permet ainsi d’analyser les logiques politiques, mais aussi les contraintes associées à la constitution par un groupe armé d’un répertoire d’action répressif. |
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