Répression participative et contrôle social de la dissidence sous l’AKP en Turquie
Par opposition à la thèse gramscienne, cette contribution montre que la répression n’est pas antinomique au renforcement de la légitimité d’un État. Elle étudie, à partir du cas de la Turquie contemporaine, comment un parti politique au sommet de l’État, le Parti de la Justice et du Développement (A...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2020
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Par opposition à la thèse gramscienne, cette contribution montre que la répression n’est pas antinomique au renforcement de la légitimité d’un État. Elle étudie, à partir du cas de la Turquie contemporaine, comment un parti politique au sommet de l’État, le Parti de la Justice et du Développement (AKP), peut mettre en place des mécanismes répressifs, auxquels la population civile participe, qui consolident sa légitimité. Les ressources sont distribuées et les conduites sont récompensées ou réprimées selon leur conformité à une nouvelle forme de « citoyenneté » (« vatandaşlık ») définie selon des logiques partisanes. Ces mécanismes permettent à l’État-AKP de produire des subjectivés dominées et actives dans l’entretien des dispositifs exclusifs et punitifs. Les pratiques coercitives sont encouragées par l’État-AKP et utilisées pour contrôler les conduites dissidentes au sein de la société. L’encouragement de la répression participative est légitimé par le discours sécuritaire faisant appel au registre de la « menace terroriste » et renforcé par l’informatisation des techniques de pouvoir. |
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