Jérôme Montes, Repenser la sécurité en France et en Espagne Du mur de Berlin au World Trade Center, Louvain-La-Neuve, Bruylant-Academia, Coll. Thèses de Sciences Humaines, 2003, 216 pages

RésuméDepuis les années 1980, les accords de coopération transfrontalière se multiplient en Europe. Dans cet article nous avançons l’hypothèse selon laquelle la coopération transfrontalière affecte non seulement les structures politico-administratives mais favorise aussi les recompositions identitai...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Irondelle, Bastien
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2004
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméDepuis les années 1980, les accords de coopération transfrontalière se multiplient en Europe. Dans cet article nous avançons l’hypothèse selon laquelle la coopération transfrontalière affecte non seulement les structures politico-administratives mais favorise aussi les recompositions identitaires. Les zones frontalières représentent ainsi des "laboratoires" permettant d’étudier ces changements dans un espace-temps réduit. Notre étude se fonde sur une enquête réalisée à Hendaye (France), Irun et Fontarabie (Espagne) entre 2000 et 2003. Ces trois communes, situées autour de la baie de Txingudi, sont séparées par la rivière Bidassoa qui tient lieu de frontière franco-espagnole au Pays-Basque. Depuis 1998 leurs municipalités respectives sont liées par un accord de coopération appelé Consorcio Bidasoa-Txingudi. Malgré le discours du Consorcio, ce rapprochement est loin de bouleverser l’ordre ancien. Pour le moment, il semble seulement apporter un vernis européen qui camoufle des sentiments identitaires plus complexes liés au caractère politique et culturel particulier du Pays Basque ainsi que des pratiques localistes.