L’équipe soignante et son espace d’apaisement

Nous proposons ici une illustration de l’état d’esprit et du travail quotidien dans une unité fermée. Comment utilisons-nous l’espace d’apaisement et quels sont les bénéfices qu’il représente dans certaines situations cliniques ? L’espace d’apaisement peut -il contribuer à limiter un isolement prolo...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile Nagusiak: Brokmann, Pierre, Buity, Eliana, Saint Charles, Kendji, Sebastiani, Antony
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2026
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Nous proposons ici une illustration de l’état d’esprit et du travail quotidien dans une unité fermée. Comment utilisons-nous l’espace d’apaisement et quels sont les bénéfices qu’il représente dans certaines situations cliniques ? L’espace d’apaisement peut -il contribuer à limiter un isolement prolongé ? L’unité hospitalière dont il est question est un service fermé, accueillant uniquement des patients en soins sans consentement nécessitant une hospitalisation de plus de douze jours ; c’est-à-dire dont la clinique ne s’est pas suffisamment apaisée durant ce délai pour qu’une levée des soins sans consentement soit envisagée. Cette unité accueille donc de nombreux patients souffrant de psychoses aiguës ou chroniques, de troubles de l’humeur ou de troubles de la personnalité traversant une crise majeure. L’unité est composée de 17 lits, de 3 chambres d’isolement et d’un espace d’apaisement. Un petit jardin et quelques espaces collectifs très réduits par contrainte architecturale (espace télé, espace sport, espace cuisine, espace art plastique) sont accessibles selon l’organisation et l’atmosphère du service. Les soignants sont partagés entre ceux qui considèrent « qu’il faut d’abord que le service soit apaisé pour investir ces espaces » et d’autres qui pensent que « l’investissement de ces espaces va aider à apaiser l’unité ».