Peut-on encore parler du consentement aujourd’hui ?

Concrètement, Jean-Jacques Bonamour du Tartre engage sa réflexion avec le récit de l’hospitalisation sous contrainte d’une de ses clientes. Il précise par quel moyen il a pu en « amortir » la violence. Ce moyen repose sur une relation de confiance, établissant une alliance thérapeutique. D’où la déf...

Fuld beskrivelse

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Bibliografiske detaljer
Hovedforfatter: Bonamour du Tartre, Jean-Jacques
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2021
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Concrètement, Jean-Jacques Bonamour du Tartre engage sa réflexion avec le récit de l’hospitalisation sous contrainte d’une de ses clientes. Il précise par quel moyen il a pu en « amortir » la violence. Ce moyen repose sur une relation de confiance, établissant une alliance thérapeutique. D’où la définition du consentement comme effet de partage. Le professionnel sait imposer la contrainte en situation de mise en danger, à condition de prendre le temps d’expliquer et de s’écarter de « toute puissance ». Définir cette confiance comme primordiale s’avère nécessaire face aux multiples obstacles, d’au moins trois catégories. D’abord, une dégradation de la psychiatrie, publique comme privée, résulte d’une politique irresponsable de maîtrise des dépenses. Ensuite, une classification descriptive, dépourvue de bases théoriques pertinentes, se drape de l’autorité d’évaluations statistiques, en méprisant l’indispensable psychopathologie. Enfin, la part grandissante des normes juridico-administratives impose le primat du respect de la procédure au détriment du respect de la personne. Pour conclure, Jean-Jacques Bonamour, du Tartre oppose la multiplication de ces procédures déshumanisantes, à une réflexion centrée sur l’humanité du désir soignant, sa « mise en parole » continue, y compris lors des séances de formation.