Étude descriptive des pratiques et attentes des médecins généralistes des centres de santé de premier contact du district sanitaire de Cocody-Bingerville (Côte d’Ivoire) à l’égard de la dépression

Objectif : cette étude avait pour objectif de contribuer à la prise en charge des patients souffrant de dépression. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale à visée descriptive qui s’est déroulée de Mars à Mai 2010, dans les centres de santé publics de premier conta...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awduron: Yeo-Tenena, Yessonguilana Jean-Marie, Doukouré, Morifodé, Koua, Asseman Medard, Koné, Adama, Houenou, Thierry, Drissa, Koné
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2013
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Objectif : cette étude avait pour objectif de contribuer à la prise en charge des patients souffrant de dépression. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude transversale à visée descriptive qui s’est déroulée de Mars à Mai 2010, dans les centres de santé publics de premier contact du district sanitaire de Cocody-Bingerville. L’étude a porté sur une population de 46 médecins généralistes. Résultats : plus de la moitié des médecins (57%) avaient été confrontés à des malades déprimés et 43,48% révélaient ne pas être à mesure de repérer un patient déprimé. 76,08% des enquêtés avaient une difficulté à évaluer la gravité d’un état dépressif, les complications notées par les médecins étaient par ordre décroissant, le refus de soins (32,35%), la tentative de suicide (26,47%), le refus d’alimentation (20,58%) et le suicide (20,58%). La majorité des médecins appréciaient le risque suicidaire soit par la qualité de soutien de l’entourage proche (32,61%),soit par le niveau de souffrance (21,74%) ou par le degré d’intentionnalité suictdaire(23,91) [Tableau 1]. Le traitement médicamenteux associé à la psychothérapie a été le schéma le plus proposé (52,17%) suivi du schéma associant médicament plus psychothérapie et traitement spirituel (19,56%). Plus de la moitié (52,17%) des médecins référaient leurs patients déprimés sans avoir entamé de traitement ; et pour la plupart en psychiatrie (83,32%). Pour 58,70% des médecins enquêtés, un médecin généraliste aura des difficultés à prendre en charge un patient déprimé. 56,52% des médecins avaient un désintérêt pour les troubles mentaux. Paradoxalement tous les médecins de l’étude désiraient avoir une formation sur la dépression. Les thèmes désirés étaient par ordre décroissant la prise en charge médicale (37,36%), le diagnostic (30,77%), l’accueil du malade (21,97%) et la prévention des complications (9,90%) [Tableau 3].