Les humeurs océaniennes
En Afrique, « l’enfant n’est pas fou ». Cette assertion très populaire a quelque peu freiné le développement de la pédopsychiatrie même si elle est sur le plan international une discipline assez récente. Les objectifs de l’étude sont de décrire l’évolution de la consultation pour troubles psychiatri...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2007
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | En Afrique, « l’enfant n’est pas fou ». Cette assertion très populaire a quelque peu freiné le développement de la pédopsychiatrie même si elle est sur le plan international une discipline assez récente. Les objectifs de l’étude sont de décrire
l’évolution de la consultation pour troubles psychiatriques chez l’enfant, décrire les caractéristiques socio-démographiques
des enfants atteints de pathologies psychiatriques et enfin de déterminer les catégories diagnostiques rencontrées selon la
classification Internationale des Maladies (CIM 10).
Les auteurs rapportent dans une étude rétrospective, les troubles psychiatriques chez l’enfant de 0 à 16 ans dans un service
de psychiatrie d’un hôpital général sur une période de 5 ans. Les informations ont été collectées à partir de fiches de collectes
de données, d’observations médicales et de registres de consultation. 230 dossiers ont été colligés.
Les consultations pour troubles mentaux de l’enfant ont progressivement augmenté au cours de l’intervalle d’étude. Le
seuil de tolérance des parents devant les troubles de leurs enfants se situe autour de 10 ans ; c’est au-delà de ce seuil que
les parents recherchent de l’aide. Les motifs de consultation sont divers avec une prédominance des troubles du comportement et des troubles hyperkinétiques (38,5 %). Les parents sont généralement orientés en psychiatrie par un ami de la
famille, agent de santé (52 %). Sept enfants seulement ont présenté des antécédents familiaux de troubles psychiatriques.
Sur le plan des catégories diagnostiques, on note une co-morbidité dans 3,47 % des cas, un diagnostic psychiatrique dans
70 % et un diagnostic somatique dans 26,5 % des cas. Le diagnostic somatique pur est représenté par l’épilepsie codifiée
G40(CIM10). Au niveau du diagnostic psychiatrique, on note une prédominance des troubles du comportement et des
troubles émotionnels codifiés F90 à F98 (32,9 %).
En Afrique, même si « l’enfant n’est pas fou », cette étude met à nu une réalité longtemps cachée par les mœurs. Nos résultats
sont comparables à ceux relevés par d’autres travaux dans la littérature. |
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