L'institution confrontée à l'enfermement et à l'ouverture
RésuméL’actualité et l’observation ordinaire nous révèlent des tensions antinomiques entre l’organisation de prestations en « milieu ouvert » et l’instauration d’institutions totalement fermées. Comment peut-on, aujourd’hui, créer des établissements enclos ? Est-ce un projet élaboré ou une réaction...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2012
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | RésuméL’actualité et l’observation ordinaire nous révèlent des tensions antinomiques entre l’organisation de prestations en « milieu ouvert » et l’instauration d’institutions totalement fermées. Comment peut-on, aujourd’hui, créer des établissements enclos ? Est-ce un projet élaboré ou une réaction à des peurs, à des pressions sécuritaires ? Sait-on ce qu’est l’enfermement et tout son carcan ? En retour, connaît-on les effets de l’ouverture ? L’étude, dans la durée, des milieux d’asiles et d’hospices nous permet de répondre par une double démarche : d’une part pénétrer un milieu d’exclusion et d’enfermement, pour découvrir quelle vie y mènent les pensionnaires ; d’autre part repérer les effets de l’ouverture progressive de ce type d’institution.Ces démarches nous autorisent à une analyse comparative amplifiée d’une typologie mythique et anthropologique. Telle la nature, la culture a horreur du vide. Même exclus et enfermés, les hommes élaborent une vie sociale. Ce vivre-ensemble est marqué par le pouvoir des dominants violents qui cumulent autorité et avantages ; il y a une forme de concentration hiérarchique rigide. L’institution qui s’entrouvre, s’enrichit de mouvements et d’échanges. D’un système à voie unique et centripète, elle passe à un ensemble varié aux rôles et activités diversifiés. La porte grande ouverte permet à l’organisation d’accéder à une décentration qui rend possible une coopération (endogène et exogène) et une communauté plus large et plus polymorphe.Mythologie romaine et anthropologie permettent une typologie comparative qui souligne le très net appauvrissement d’un milieu enclos, l’enrichissement d’une unité entrouverte, l’épanouissement d’une institution qui arrive à partager son destin avec ses voisins. Les milieux de vie, quels qu’ils soient, méritent une approche mythique et anthropologique qui permet de découvrir groupes et acteurs, dans toute leur humanité. Le mur doit laisser place à la frontière. La porte ne peut rester fermée dans les deux sens. Les échanges sont le souffle de la vie. L’enjeu est tel qu’il réclame tout l’engagement du chercheur qui ne peut pas ne pas souligner et ne pas dénoncer tout ce qui voile, freine et altère l’humain. |
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