Idéal féministe et injonction à l'autonomie économique. Le travail social des associations luttant contre les violences conjugales
RésuméLes associations luttant contre les violences sont prises dans une ambivalence : malgré l’idéal féministe de l’émancipation et de la prise de conscience des rapports de force hiérarchisés, la « réinsertion » par l’économie prévaut. Sous la pression de leurs financeurs demandant une « rotation ...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2011
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméLes associations luttant contre les violences sont prises dans une ambivalence : malgré l’idéal féministe de l’émancipation et de la prise de conscience des rapports de force hiérarchisés, la « réinsertion » par l’économie prévaut. Sous la pression de leurs financeurs demandant une « rotation » des personnes hébergées, les travailleuses sociales sont contraintes de céder aux sirènes de l’autonomie économique, amenant les femmes hébergées à chercher un emploi parmi les plus précarisés et les plus pénibles. Celles-ci étant souvent seules avec leurs enfants, elles doivent trouver un mode de garde et ainsi alimenter la chaîne de la délégation marchande du travail de care. C’est alors que se trouve renforcée la division sexuelle du travail professionnel et domestique, malgré l’ambition féministe d’un changement social, quand le travail social ne peut apporter qu’une aide individualisée sans maîtriser l’ensemble des rouages dans lesquels il est pris. |
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