Approche critique des facteurs thérapeutiques dans la transe : entre neurophysiologie, symbolisme et processus relationnels
Cet article examine les processus thérapeutiques mobilisés dans les états de transe, en distinguant les effets spécifiques liés à l’altération de la conscience de ceux, plus généraux, observés dans d’autres formes de thérapie. Loin des représentations mystifiées, la transe est envisagée comme un éta...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article examine les processus thérapeutiques mobilisés dans les états de transe, en distinguant les effets spécifiques liés à l’altération de la conscience de ceux, plus généraux, observés dans d’autres formes de thérapie. Loin des représentations mystifiées, la transe est envisagée comme un état facilitant l’émergence d’associations mentales nouvelles, l’accès aux souvenirs et la modulation émotionnelle, soutenus par une hyperconnectivité cérébrale. En parallèle, elle agit également par des mécanismes psychologiques transversaux tels que l’effet placebo, l’influence des attentes et la dynamique relationnelle entre thérapeute et patient, renforcée par le transfert et l’alliance thérapeutique. L’étude souligne le rôle déterminant du contexte rituel et culturel dans la construction et l’interprétation des expériences de transe ainsi que la fonction du groupe dans leur validation sociale. Cependant, l’auteur rappelle que si la transe offre un soulagement émotionnel immédiat par la catharsis, celui-ci reste insuffisant sans un travail d’intégration durable. Enfin, l’article propose que l’efficacité thérapeutique des transes réside moins dans un effet physiologique direct que dans leur capacité à insérer la souffrance dans un récit symbolique partagé, mobilisant ainsi les ressources psychiques et culturelles du sujet pour restaurer un équilibre émotionnel et identitaire. La transe est ainsi comprise comme une niche de déviance ritualisée, répondant à des besoins psychosociaux contemporains, tels que l’appartenance, l’identité collective et l’expression émotionnelle. |
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