Analyse d’un blocage et ouverture vers l’avenir
Le 16 janvier 1992, à l’issue d’une année de travail de part et d’autre, les représentants de 21 associations et sociétés scientifiques signent les statuts de la Fédération Française de Psychiatrie (FFP) dans les locaux de l’Inserm. Les objectifs de la toute nouvelle Fédération sont que les recherch...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2018
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Le 16 janvier 1992, à l’issue d’une année de travail de part et d’autre, les représentants de 21 associations et sociétés scientifiques signent les statuts de la Fédération Française de Psychiatrie (FFP) dans les locaux de l’Inserm. Les objectifs de la toute nouvelle Fédération sont que les recherches dans tous les domaines de la psychiatrie et de la santé mentale soient le point d’ancrage d’une ouverture et d’échanges tout azimut de la psychiatrie, aux niveaux professionnel et institutionnel sur les scènes nationales et internationales. Des actions d’envergure sont immédiatement engagées. Leur recensement et leur correspondance par rapport aux besoins recensés et aux objectifs traduisent la cohérence de l’ensemble.Le contraste qui s’établit entre les 15 premières années de fonctionnement de la FFP et les suivantes est considérable. Un début de réflexion à ce sujet a été mené par Comité de rédaction de ce numéro de Perspectives psychiatriques pour le comprendre. Le rôle des antinomies individuelles ou institutionnelles n’a pas été retenu comme facteur principal. Les antagonismes ont toujours existé en psychiatrie. Ils n’avaient pas réussi à interrompre le processus initial. Nous nous sommes alors orientés, à partir des publications et documents dont nous disposons, sur ce qui a pu se modifier dans les relations avec les grandes institutions qui ont apporté leur dynamisme, leur accompagnement et leur soutien à la Fédération, à savoir l’Inserm, l’Andem-Anaes-Has et la DGS.L’histoire de la Fédération Française de Psychiatrie s’est trouvée largement concernée par le développement de l’EBM et les questions particulières qui se sont trouvées posées par la spécificité de la psychiatrie dans le champ scientifique. La crise qui s’est produite à l’occasion des premières expertises collectives Inserm et le travail intense du comité d’interface qui a permis sa résolution au moins partielle apportent un éclairage important sur les conséquences que peuvent produire la différence dans la construction des savoirs qui existe entre l’abord biomédical général et l’abord individualisé de la psychiatrie et disciplines connexes. Le problème s’est retrouvé dans la génération des recommandations pour la pratique clinique alors que les conférences de consensus, qui ont toujours inclus la participation des familles, n’ont jamais posé aucun problème, bien au contraire.La méthodologie de la recherche et des recommandations pour la pratique qui en découlent doivent prendre en compte l’apport de la clinique en psychiatrie et santé mentale, et notamment la dimension multifactorielle individualisée qui sous-tend les dysfonctionnements et leurs manifestations symptomatiques et comportementales. Les cliniciens ont appris à travailler avec la complexité dynamique et à ajuster leur pratique à l’individualité de chaque cas. La formalisation de cette activité représente une base potentielle de connaissances considérables. Mise en relation avec d’autres niveaux d’approche, notamment physiologiques et biologiques dans différentes conditions comme celles du stress, elle peut conduire à une recherche pragmatique ouverte dont chacun bénéficiera. |
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