Harmonisation des diagnostics versus inadéquation de l’humeur
Introduction : Les troubles bipolaires sont très représentés dans les travaux actuels. Spectres, endophénotypes, indices (de bipolarité), se trouvent convoqués pour tenter de mieux appréhender des tableaux cliniques réputés trompeurs, voire susceptibles d’être méconnus.Méthode : Qu’en est-il des fon...
保存先:
| 第一著者: | |
|---|---|
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2015
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Introduction : Les troubles bipolaires sont très représentés dans les travaux actuels. Spectres, endophénotypes, indices (de bipolarité), se trouvent convoqués pour tenter de mieux appréhender des tableaux cliniques réputés trompeurs, voire susceptibles d’être méconnus.Méthode : Qu’en est-il des fondements de cette approche, à vrai dire assez distante de la notion classique de « circularité », elle-même prototypique de la prise en compte de l’évolution diachronique des troubles ? S’agit-il d’un engouement de l’actualité ou d’un changement de perspective étayé par la clinique ?Résultats : Ne pouvant prétendre à une réponse univoque, nous mettons en question le positionnement actuel des troubles bipolaires au sein de la nosographie psychiatrique, à partir de l’hypothèse d’une perspective « unitaire » de la pathologie de l’humeur.Discussion : En effet, les dérèglements de l’humeur sont fréquemment qualifiés par la symptomatologie les accompagnant, en particulier les manifestations délirantes, productives. Elles sont appréhendées par le terme de « caractéristiques psychotiques », se trouvant de facto rattachées de façon uniciste au trouble de l’humeur.Conclusion : Ainsi, nous nous trouvons confrontés à ce que serait une conception « harmonieuse » des fluctuations thymiques, dont la dysharmonie rendrait compte d’une clinique autrefois appréhendée dans le champ de la psychose. Ceci nous invite à mettre en tension l’incidence de la notion d’« unité » dans l’évolution des classifications nosographiques, avec la persistance d’une velléité d’harmonie ou d’adéquation, bien distante des effets de déplacement des affects. |
|---|