Position de la CIPPA vis-à-vis de la proposition de loi visant à « interdire l'accompagnement psychanalytique des personnes autistes »

Resumé Face à l’absence de données fiables sur les toxicomanies au Cameroun et à l’évolution des consommations, les auteurs de ce travail ont voulu, à partir d’une enquête hospitalière, déterminer le profil socio-démographique et clinique d’une population de personnes usagers de substances psychoa...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: Mbassa Menick, Daniel, Menguene Mviena, Justine Laure, Benguilé, Benjamin
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2012
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Resumé Face à l’absence de données fiables sur les toxicomanies au Cameroun et à l’évolution des consommations, les auteurs de ce travail ont voulu, à partir d’une enquête hospitalière, déterminer le profil socio-démographique et clinique d’une population de personnes usagers de substances psychoactives suivies à l’hôpital Jamot de Yaoundé. Ce travail a colligé 108 patients, identifiés comme usagers de drogue, sans tenir compte de leur âge, de leur sexe, de leur religion et de leur profession. Les intéressés devaient présenter des troubles psychiques ou de comportements postérieurs à la consommation de substances toxiques, être hospitalisés ou non, avoir fait eux-mêmes ou non une démarche de soins. Il y avait 103 hommes (95,4 %) et 5 femmes (3,6 %) d’âge moyen 23,79 ans (extrêmes 14 et 47 ans). 75 % d’entre eux étaient âgés de moins de 30 ans. Près de 80 % n’avaient aucune activité productive ou salariée. Ils ont identifié 96 célibataires (88,9 %), 11 mariés (10,18 %) et 1 divorcé (0,92 %). Le cannabis était la substance la plus consommée (105/108), soit 97,22 % des cas. Il était consommé 33 fois en association avec l’alcool (31,42 %), 28 fois en association avec le tabac fumé (26,66 %) et 7 fois en association avec un médicament psychotrope (6,66 %). La consommation de toxique était fréquente chez ces patients et datait généralement d’au moins trois mois avant leur prise en charge dans le service. Dans 65,73 % des cas, les usagers de substances psychoactives de notre série recherchaient un équilibre personnel. Parmi eux 96/108 étaient hospitalisés (88,88 %) et 12/108 étaient suivis en ambulatoire (11,12 %). Le mode préférentiel de décompensation était la bouffée délirante aiguë ou pharmaco-psychose.