Un atelier pour sentir et penser, expérience clinique auprès d'adolescents en souffrance à l'infirmerie scolaire
Resumé Ces dernières années, des recherches montrent que la souffrance psychique à l’adolescence s’exprime au travers d’un mal-être qui touche le corps. Un grand nombre de jeunes ne s’adressent pas tout de suite à des services hospitaliers, ou à des professionnels de santé. Ils préfèrent rester lo...
Sparad:
| Huvudupphovsmän: | , , |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2011
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Resumé
Ces dernières années, des recherches montrent que la souffrance psychique à l’adolescence s’exprime au travers d’un mal-être qui touche le corps. Un grand nombre de jeunes ne s’adressent pas tout de suite à des services hospitaliers, ou à des professionnels de santé. Ils préfèrent rester longtemps dans l’ombre. En dépit de cela, nous avons constaté que le nombre de jeunes qui se rendent à l’infirmerie scolaire ne cesse d’augmenter. À partir de l’hypothèse de l’inconscient métapsychologique, l’infirmerie scolaire pourrait-elle signifier autre chose qu’un lieu de soins médicaux ordinaires pour les adolescents qui y ont recours ? L’analyse des entretiens cliniques, menés auprès d’adolescents en souffrance, montre que l’infirmerie scolaire est utilisée comme « un refuge », un lieu où s’abriter face aux angoisses pubertaires irreprésentables. Le psychologue est investi alors comme nouvel objet de soutien et complète le Moi fragile du jeune sujet en lui permettant de mieux se distancier des premiers investissements parentaux. Parfois l’infirmerie peut se transformer en un lieu de support identificatoire où l’adulte est investi en tant que sujet séparé et différencié. Ainsi faisant, l’adolescent peut commencer à penser à soi, articulant les affects et les représentations, et s’inscrire dans un processus de subjectivation. |
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