Actes de la recherche en sciences sociales, n° 159 (septembre 2005) et n° 160 (décembre 2005) : « Penser, classer, administrer la pauvreté ».

Cette contribution interroge le passage d’une revendication militante préconisant l’intervention publique dans les affaires de santé à l’établissement d’une objectivité administrative stabilisée, c’est-à-dire extensible à différents contextes historiques et institutionnels. L’approche pragmatique u...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Nollet, Jérémie
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2007
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Cette contribution interroge le passage d’une revendication militante préconisant l’intervention publique dans les affaires de santé à l’établissement d’une objectivité administrative stabilisée, c’est-à-dire extensible à différents contextes historiques et institutionnels. L’approche pragmatique utilisée permet de montrer que l’émergence d’une pratique administrative rationalisée durable en matière de santé est indissociable des enquêtes territoriales mises en place au sein de la Société Royale de Médecine à la fin des Lumières. La production de cette objectivité est étudiée en suivant la transformation des standards, des instruments liés à la collecte des données médicales. L’introduction d’un « opérateur de standardisation » dans les enquêtes administratives conduit à consolider la Société Royale de médecine et à (re)produire dans le temps une objectivité administrative en matière de santé. Plus généralement, il s’agit de réfléchir aux passages d’une forme de standardisation à une autre et aux types d’objectivité que cette variété génère à partir de l’entreprise de collecte. Cette démarche est susceptible d’intéresser les sciences camérales, l’histoire des dispositifs publics et des politiques du risque.