Se découvrir militant

En 1981, l’équipe du nouveau ministre de la Coopération et du développement, Jean-Pierre Cot, se trouve placée à la tête d’un ministère diabolisé par le Parti socialiste dans les années 1970. Leur tentative visant à réformer cette institution pour « assainir les relations franco-africaines » renco...

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書誌詳細
第一著者: Meimon, Julien
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2005
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:En 1981, l’équipe du nouveau ministre de la Coopération et du développement, Jean-Pierre Cot, se trouve placée à la tête d’un ministère diabolisé par le Parti socialiste dans les années 1970. Leur tentative visant à réformer cette institution pour « assainir les relations franco-africaines » rencontre le veto de l’Élysée et l’équipe est remerciée 18 mois après son entrée en fonction. On peut, à la lecture de la socialisation de ces acteurs, comprendre pourquoi ils investissent leur fonction d’une dimension militante, et plus précisément « tiers-mondiste ». L’analyse des multiples rapports de force propres à cette configuration d’alternance (entre ministères, entre courants du parti, entre parti et gouvernants) permet de comprendre comment la référence militante au tiers-mondisme est dans un premier temps pour eux une ressource, progressivement transformée en un handicap jusqu’à pousser l’équipe à la défection.