Un État « civil » peut-il être religieux ? Débats tunisiens
La place de l’islam dans la Constitution a été au centre des débats constitutionnels tunisiens entre 2011 et 2013. Pour surmonter les incompatibilités entre le programme constitutionnel d’Ennahdha se proposant d’islamiser les institutions et le droit, et celui des partis séculiers qui visait à garan...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 语言: | Français |
| 出版: |
2016
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| 在线阅读: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 总结: | La place de l’islam dans la Constitution a été au centre des débats constitutionnels tunisiens entre 2011 et 2013. Pour surmonter les incompatibilités entre le programme constitutionnel d’Ennahdha se proposant d’islamiser les institutions et le droit, et celui des partis séculiers qui visait à garantir une nette séparation entre État et religion, les constituants ont eu recours à deux principaux procédés : l’incertitude sémantique, en reconduisant l’article 1er de la Constitution de 1959 dans ses ambiguïtés rédactionnelles ; la créativité conceptuelle, à travers l’émergence d’une nouvelle notion, l’« État civil », que les deux camps pouvaient s’approprier, mais dans des significations qui pouvaient tantôt converger, tantôt diverger. |
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