Le réseau des services d’archives publiques en France

Au cours du xixe siècle, les États modernes, qu’ils soient ou non démocratiques, déploient des institutions qui, sous le fronton plus ou moins générique d’« Archives nationales », ont pour objet le dépôt matériel de leur légitimité juridique et/ou constitutionnelle. Mais quelle est la valeur du dép...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor principal: Pénicaut, Emmanuel
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2015
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Au cours du xixe siècle, les États modernes, qu’ils soient ou non démocratiques, déploient des institutions qui, sous le fronton plus ou moins générique d’« Archives nationales », ont pour objet le dépôt matériel de leur légitimité juridique et/ou constitutionnelle. Mais quelle est la valeur du dépôt dans les archives de ces actes fondateurs de souveraineté, qu’il s’agisse de serments, de pactes ou de lois ? Cet article, qui revient sur les relations complexes entre archives et souveraineté, dévoile combien l’imaginaire matériel de la souveraineté occidentale a partie liée avec trois figures d’incarnation successive du pouvoir à travers l’institution des archives : le trésor, le coffre des lois et la nécropole nationale.