Au-delà de « l'opposition à sa Majesté » : mobilisations, contestations et conflits politiques au Maroc
Le Mouvement du 20 février questionne les dynamiques qui traversent les oppositions marocaines et plus généralement l’état des forces politiques. Au sein d’un régime de pluralisme limité, dominé par l’institution monarchique où le « dissensus » politique fut souvent neutralisé par la force autant qu...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2013
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Le Mouvement du 20 février questionne les dynamiques qui traversent les oppositions marocaines et plus généralement l’état des forces politiques. Au sein d’un régime de pluralisme limité, dominé par l’institution monarchique où le « dissensus » politique fut souvent neutralisé par la force autant que par la persuasion (ou la cooptation), d’aucuns seraient tentés de réactualiser un schéma maintes fois convoqué pour rendre compte des relations entre le souverain et les élites politiques : celui d’un désamorçage savant mais imparable de toute forme de dissidence. Pourtant, l’histoire sociale et politique des oppositions marocaines peut se lire bien différemment. En considérant des formes plurielles de contestations, de mobilisations et de conflits politiques, cet article montre au contraire que les arènes de l’opposition sont à géométrie variable, qu’elles sont négociées et non d’avance fixées par en haut ; qu’elles sont le lieu de pratiques, d’engagements qui se réinventent et s’adaptent selon les enjeux, la conjoncture et la répression. |
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