Réformer l'État : avec, sans ou contre ses serviteurs ?
RésuméRéformer l’État, si l’on veut un changement réel et durable des structures et des comportements influant sur les coûts et la qualité du service public, n’est possible qu’avec l’adhésion des fonctionnaires. Pourtant peu nombreux sont les exemples réussis d’association des fonctionnaires à la ré...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2006
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | RésuméRéformer l’État, si l’on veut un changement réel et durable des structures et des comportements influant sur les coûts et la qualité du service public, n’est possible qu’avec l’adhésion des fonctionnaires. Pourtant peu nombreux sont les exemples réussis d’association des fonctionnaires à la réforme. Nous avançons trois hypothèses pour expliquer ce paradoxe. D’une part, la fragmentation extrême du terrain administratif français entre de multiplescorps de fonctionnaires et d’innombrables démembrements de l’État oblige le réformateur à composer avec des intérêts très dispersés et d’autant plus âprement défendus qu’ils sont institutionnalisés ; d’autre part, la pratique actuelle du dialogue avec les agents – ou de ce qui en tient lieu – est un rituel hyper-centralisé, dominé par le face-à-face avec les syndicats et donc fort politisé, au lieu du dialogue décentralisé, passant par une mobilisation des divers échelons d’encadrement, que l’on voit ailleurs ; enfin, la négociation sur la réforme intervient dans un vide, non sur le terreau d’un dialogue managérial au quotidien, et ce faisant cristallise toutes les aspirations et frustrations au lieu de débattre de manière dépassionnée des projets de changement proposés. |
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