L'invention républicaine
RésuméL’action positive serait contraire à l’idéal républicain et universaliste français. La généalogie de cette incompatibilité supposée est ici retracée. Les principaux arguments avancés à l’occasion de la mise en œuvre de traitements préférentiels en France (zones franches, parité, conventions d’...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2004
|
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméL’action positive serait contraire à l’idéal républicain et universaliste français. La généalogie de cette incompatibilité supposée est ici retracée. Les principaux arguments avancés à l’occasion de la mise en œuvre de traitements préférentiels en France (zones franches, parité, conventions d’éducation prioritaire à Sciences po, etc.), ont été le plus souvent construits en fonction d’un modèle américain mythifié. Or, la tradition républicaine française de recours à l’action positive existe bel et bien, mais sans que jamais elle n’ait été pensée et désignée comme telle. Cette cécité conceptuelle est-elle le résultat des échanges entre modélisation économique libérale et théorie de la représentation politique ? Pourquoi aujourd’hui la règle majoritaire, formulée dans le célèbre « paradoxe de Condorcet », est-elle amputée de sa dynamique constitutive : la reconnaissance de la dimension minoritaire de toute majorité ? |
|---|