L'opposition, ou le procès symbolique du pouvoir
RésuméL’opposition est bien plus qu’une simple minorité numérique : l’hypothèse défendue ici est qu’elle s’est construite par une transposition du modèle historique de la responsabilité pénale des ministres, la majorité parlementaire assumant le rôle de la défense, et l’opposition celui de l’accusat...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2004
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | RésuméL’opposition est bien plus qu’une simple minorité numérique : l’hypothèse défendue ici est qu’elle s’est construite par une transposition du modèle historique de la responsabilité pénale des ministres, la majorité parlementaire assumant le rôle de la défense, et l’opposition celui de l’accusation. On pourrait parler, à cet égard, d’une structure accusatoire du débat public anglais, qui donne tout son sens au phénomène de l’opposition. La symbolique pénale de l’opposition n’a pas qu’une importance historique : la figure du procès a en effet permis à l’opposition de trouver une place légitime, de développer le conflit politique tout en dégageant un consensus fondamental sur le régime. Faute d’un tel consensus, l’opposition n’a pas pu se développer pleinement (comme dans les régimes de concordance), ou n’a été que partiellement reconnue par le droit (comme dans l’exemple français). |
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