Application et implications de la charia : fin de partie au Nigeria
RésuméLa décision de 12 des 36 États de la Fédération nigériane de rétablir le droit criminel de la charia a mis un terme à un cycle d’érosion de son champ d’application depuis la conquête coloniale. Massivement plébiscitée dans le nord musulman, la réforme du système judiciaire a d’abord fait figur...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2003
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméLa décision de 12 des 36 États de la Fédération nigériane de rétablir le droit criminel de la charia a mis un terme à un cycle d’érosion de son champ d’application depuis la conquête coloniale. Massivement plébiscitée dans le nord musulman, la réforme du système judiciaire a d’abord fait figure de réponse concrète à l’insécurité liée à une diffusion de la violence et de la corruption. Les conditions d’administration du code criminel islamique réactualisent des débats anciens du fait de son instrumentalisation politique et des tentatives de réactivation d’une application des châtiments rigide et particulièrement discriminatoire envers les femmes. La restauration de la charia s’inscrit également dans un contexte général de montée des stratégies néo-traditionalistes dans les autres régions et de régression de la capacité d’encadrement territorial de l’État fédéral. Le modèle de type consociatif conçu à la fin des années 1960 pour enrayer les pressions sécessionnistes est devenu dysfonctionnel et le Nigeria présente de plus en plus fréquemment les caractéristiques d’un pays sans État. |
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