L’aire urbaine de Nantes : une mine de légumes

Associer productions animales et végétales conférerait des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux aux exploitations par rapport à la spécialisation. Malgré les intérêts potentiels de l’intégration entre cultures et élevage, les exploitations de polyculture-élevage sont en déclin dans l’U...

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主要作者: Guillemin, Pierre
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2018
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實物特徵
總結:Associer productions animales et végétales conférerait des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux aux exploitations par rapport à la spécialisation. Malgré les intérêts potentiels de l’intégration entre cultures et élevage, les exploitations de polyculture-élevage sont en déclin dans l’UE, en raison notamment d’un fort besoin de main-d’œuvre pour combiner cultures et élevage et du peu d’incitations politiques. Dans cet article, nous faisons un état des lieux des concurrences entre grandes cultures et élevage dans les régions de polyculture-élevage pour proposer des leviers d’actions favorisant des synergies. Pour cela, nous éclairerons la diversité des bouquets de services fournis par les systèmes de polyculture-élevage dans le territoire du bassin Tarn-Aveyron où cohabitent grandes cultures et élevage de manière équilibrée. Puis, nous conduirons une analyse transversale en comparant le cas du bassin Tarn-Aveyron à deux autres cas d’étude français dans lesquels l’élevage est plus (Montmorillonnais) ou moins (Bresse) concurrencé par les grandes cultures. Nous mettons en évidence que les grandes cultures et l’élevage entrent en concurrence plus souvent qu’ils ne favorisent des synergies, en lien avec des marchés mondialisés et des politiques publiques favorisant la spécialisation. Néanmoins, des leviers d’actions reposant sur le renforcement du lien au sol des systèmes d’élevage locaux favoriseraient une transition agroécologique de ces régions de polyculture-élevage. Ainsi, une réelle intégration entre grandes cultures et élevage permettrait d’augmenter l’autonomie des systèmes en intrant via la diversification des assolements et des rotations pour alimenter les animaux et des rotations et la valorisation des effluents animaux sur les cultures et prairies. Ces voies d’améliorations reposent sur de réels efforts pour considérer la complexité organisationnelle de ces systèmes et sur des choix politique favorisant l’intégration entre cultures et élevage au niveau de l’exploitation comme du territoire.