Prédiction des durées de séjour en réadaptation en fonction du statut fonctionnel

Résumé Objectif : En Suisse, la réadaptation est financée en partie par l’assureur qui fixe préalablement à l’admission un nombre de jours (durée garantie) qu’il s’engage à rembourser. Lorsqu’une durée garantie est trop courte, une demande de prolongation est nécessaire, induisant des démarches adm...

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Detaylı Bibliyografya
Asıl Yazarlar: Martin, Estelle, Mateus, S, Rochat, S, Büla, Christophe, Wasserfallen, Jean-Blaise
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2010
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Résumé Objectif : En Suisse, la réadaptation est financée en partie par l’assureur qui fixe préalablement à l’admission un nombre de jours (durée garantie) qu’il s’engage à rembourser. Lorsqu’une durée garantie est trop courte, une demande de prolongation est nécessaire, induisant des démarches administratives. Les objectifs de cette étude étaient a) d’étudier le lien entre durées garanties et caractéristiques du patient ; b) d’estimer les coûts liés aux demandes de prolongation ; c) d’évaluer l’impact de l’introduction d’un modèle d’attribution de durée garantie basé sur l’état fonctionnel du patient. Méthodes : Les corrélations entre état fonctionnel, durée effective et durée garantie ont été testées sur 208 séjours représentatifs. Des durées garanties fictives ont été calculées à partir de la médiane de durée de séjour de 2 335 patients, groupés selon leur niveau fonctionnel (score des activités de base de la vie quotidienne (BAVQ) 0-1 vs 2-4 vs 5-6), puis comparées aux durées de séjour effectives et garanties. Résultats : L’état fonctionnel du patient n’est pas corrélé à la durée garantie, et 69 % des séjours nécessitent au moins une demande de prolongation, représentant 2,6 équivalents temps plein en temps administratif projeté sur le canton. L’application du modèle proposé réduirait de 28 % les demandes de prolongation, et n’augmenterait que marginalement la proportion de jours garantis en surplus (11,2 % contre 6,5 % actuellement). Conclusion : L’utilisation systématique d’un modèle d’attribution de durées garanties basées sur l’état fonctionnel du patient permettrait de réduire sensiblement les coûts administratifs liés aux demandes de prolongation, sans entraîner de risque accru d’une augmentation de la durée de séjour. Prat Organ Soins 2010;41(1):161-166