I. Analyses

RésuméCette étude s’appuie sur l’enquête Étude de l’histoire familiale associée au recensement de 1999. L’âge à la première union a baissé entre les générations 1930 et 1955 environ, en particulier chez les hommes, puis le calendrier des premières unions a été beaucoup retardé : en une quinzaine de...

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Dades bibliogràfiques
Autors principals: Véron, Jacques, Diguet, Dominique
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2003
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:RésuméCette étude s’appuie sur l’enquête Étude de l’histoire familiale associée au recensement de 1999. L’âge à la première union a baissé entre les générations 1930 et 1955 environ, en particulier chez les hommes, puis le calendrier des premières unions a été beaucoup retardé : en une quinzaine de générations, l’âge médian a augmenté de plus de deux ans pour les hommes comme pour les femmes, et cette tendance au retard des premières unions ne semble pas achevée.Le calcul d’indicateurs conjoncturels de formation des unions sur la période 1960-1998 permet de dater le retournement de tendance au milieu des années 1970, et de mettre en relation l’évolution annuelle de ces indicateurs avec l’évolution du chômage des jeunes. Par ailleurs, la prolongation des études pousse assez régulièrement au retard des unions; mais l’évolution du chômage semble en avoir déclenché le mouvement et en conditionner les accélérations et les pauses.Ce retard des premières unions s’accompagne, en particulier pour les hommes, d’une augmentation de la proportion de ceux qui atteignent la cinquantaine sans avoir jamais vécu en couple stable. Plusieurs pistes sont évoquées pour expliquer cette hausse : le développement de la vie en couple non cohabitant, l’instabilité accrue des unions et la difficulté croissante, pour certains hommes, de trouver une compagne pour partager leur vie.