Rossigneux-Meheust Mathilde, 2018, Vies d’hospice. Vieillir et mourir en institution au XIXe siècle, Paris, Champ Vallon, 392 p

Aucune étude en France ne s’est intéressée à l’éventuelle réduction du stock patronymique imputable à la guerre de 1914-1918. L’objet de ce travail est d’estimer l’ampleur du phénomène en prenant en compte les effets aléatoires de la disparition des noms selon le modèle d’extinction de Galton-Watso...

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Detalhes bibliográficos
Autor principal: Richard, Élodie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2020
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Aucune étude en France ne s’est intéressée à l’éventuelle réduction du stock patronymique imputable à la guerre de 1914-1918. L’objet de ce travail est d’estimer l’ampleur du phénomène en prenant en compte les effets aléatoires de la disparition des noms selon le modèle d’extinction de Galton-Watson, la distribution du nombre d’enfants par ménage et la proportion de patronymes selon le nombre de porteurs. Les estimations, sur la France entière et par département, sont établies sur la base du fichier des « Morts pour la France » et du fichier Insee des noms de familles. Si les pertes humaines imputables à la Grande Guerre sont inégalement distribuées sur le territoire, avec un nombre de morts plus élevé au nord d’une ligne La Rochelle-Mulhouse, les pertes patronymiques sont géographiquement différemment réparties et plus nombreuses dans les Pyrénées, en Corse et en Bretagne. Pour autant, les patronymes effectivement disparus ne représentent qu’une proportion faible (1,4%) de l’ensemble des patronymes des MPF. Par département, cette proportion est très variable et souvent en contradiction avec le modèle de Galton- Watson qui prévoit davantage de disparitions. Plusieurs explications sont avancées : elles tiennent au mode de constitution des deux fichiers et aux hypothèses démographiques formulées.